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Cette modernité, c'est ce qui amène Michaël Grébil sur des terrains plus escarpés. Depuis quelques années, il commence le travail de composition et s'attache à explorer les timbres, les strates et les dynamiques à travers la musique électroacoustique. Il participe à plusieurs projets ou il tente de jongler entre le langage modal, l'électroacoustique, l'énergie rock et l'improvisation libre. Il travaille avec la chanteuse Zahava Seewald et sort en 2005 sur le label Tzadik, un projet autour de la poésie ancienne et contemporaine juive ou il fait entendre tous ces mondes (Zohara-Scorched lips). Son dernier opus est une sorte de Hörspiel autour de la poésie juive qui vient de sortir sur le label belge Sub Rosa (www.frommymothershouse.com).
Ce travail fait echo à son exploration des espaces sonores, de ces silences. L'espace, c'est aussi celui du plateau. Questionner l'espace de la scène, le geste sonore au théâtre, imaginer la musique pour la musique des corps. Tout cela l'amène à travailler avec dramaturges, metteurs en scènes et chorégraphes. Il Rencontre Michel Vinaver ainsi que la metteuse en scène et scénographe Gilone Brun avec qui il travaillera sur la pièce "L'ordinaire" qui fera son entrée au repertoire de la comédie française à Paris en 2009. Il partagera également son travail au théâtre avec Clyde Chabot, Sandrine Anglade. En danse, il travaille notamment avec Opiyo Okach, Helge Letonja et Odile Azagury.