Cette femme-enfant au coeur mi-dur mi-mou, tout droit sortie d’un film de Rohmer, nous conte son intimité à l’aide d’une fragile pudeur et d’une sincérité désarmante qui la rendent tout aussi proche qu’inaccessible.
Sa folie douce, ses chansons barrées, son univers perché s’enrichit d’une mise en scène à l’image de cette artiste iconoclaste et singulière. C’est désarmant car tour à tour drôle, cruel, émouvant, toujours lucide et sincère. Proust et ses jeunes filles en fleurs rencontrent Woody Allen et Rohmer, Véronique Sanson flirte avec Brett Easton Ellis. C’est gentiment barré, mais toujours aussi mélodieux. On attend l’album avec impatience.
