
La pièce traite de la diversité et de la disparition des langues. Elle s'appuie sur des temps d'enquête menés dans les familles des performeurs, qui mettent en jeu sur scène leurs arts de faire, au fil des témoignages de leurs grandsmères, filmées en 2015 à Tananarive à Amparibe et au Cap dans les townships de Khayelitsha. Se dévoilent ainsi des récits de vie, de perte, de transmission et d'invention, des danses, des rites, des contextes politiques et naturels, des musiques et des multilinguismes. Madagascar et l'Afrique du Sud font partis des lieux hyper-divers en langues, faunes et flores qui existent encore sur Terre. En pleine guerre des natures, ces espaces tendent à disparaître. En France, les langues endémiques dont l'occitan perdent toujours des locuteurs. A partir d'un théâtre de la personne, avec l'énergie de l'acrobatie ou des gumboots, LENGA livre des fragments de ces lieux, de ces gens, de ces résistances et de ces innovations.