
Quelques décennies plus tard, Toad engage un travail d'orchestration, de mise en scène et de diffusion de cette matière riche de notre passé avec l'aide de la communauté de communes de l'Emblavez, de l'AMTA (Agence des Musiques Traditionnelles en Auvergne) et du Conseil Général de la Haute-Loire.
Ces musiciens abordent frontalement une des questions fondamentales présente dans les traditions musicales du Centre France : la corrélation entre le son/timbre et la cadence, et la façon dont ces deux notions s'organisent pour générer ce que l'on nomme la mélodie.
Ce qui les a frappé à l'écoute de ce répertoire, c'est la présence immédiate de la voix de Virginie Granouillet et la tension dramatique qu'elle engage. Ici, il est question de musique à écouter et narrative qui ne s'adresse par à la danse mais bien à un auditeur.
Il y a un défi commun dans le fait d'embrasser ce répertoire de chant et de laisser pour un temps le répertoire de musique à danser. En effet, dans la majorité des chansons de la Baracande, la notion de cadence semble se dissoudre jusqu'à perdre même le repère de pulsation.
Ces notions déjà présentes dans le langage harmonique changent ici de sens et sont à développer dans l'intensité du son, du timbre et dans la tension dramatique du chant. Chacun des musiciens envisage cette exploration du répertoire de chant comme un moyen de faire réentendre ces chansons permettant aux auditeurs d'entrer dans cette zone ténue qu'est l'écoute.