Restez informé !
John Butler allume le feu sacré.
Le songwritter australien présente son premier album Sunrise over Sea (08/04/2005)Accoudé à la terrasse d'une chambre d'un grand hôtel parisien, John Butler contemple avec amusement les flots d'immeubles se dressant devant lui. "On est loin du désert australien, admet-il en souriant. Voilà une des plus belles choses que m'a apportées la musique. Me réveiller dans une nouvelle ville, avec de nouvelles personnalités à rencontrer et avec qui échanger."
Star adulée au pays des kangourous, ce musicien prodige de tout juste trente ans vient de franchir les océans à l'assaut de l'Europe, armé d'une musique sincère et hypnotique qui risque bien de rassembler les foules.Un aficionado du voyage né en 1975, John Butler côtoie le soleil californien jusqu'à ses onze ans avant que sa famille ne parte s'installer dans l'Ouest australien, dont son père est originaire. "L'Australie est un monde à part.
Je me souviens des sentiments d'immensité et de liberté que j'ai ressentis à mon arrivée. L'aspect spirituel se dégageant de ces étendues sauvages m'a profondément marqué. J'ai essayé de le retranscrire dans ma musique."A la suite de brillantes études artistiques qui, selon lui, ne le mènent nulle part, il commence à jouer dans les rues. "J'avais débuté la guitare jeune, je sentais que c'était ma voie. Je ne pouvais m'enfermer dans un travail trop cadré, j'avais un besoin irrépressible de liberté. Alors j'ai suivi mon instinct".La formation de son groupe (The John Butler Trio) et deux albums autoproduits le propulsent au rang de star dans son pays.
Le monde du spectacle lui ouvre les bras, et les plus grandes salles du pays, leurs portes. Ayant finalement signé dans une major, John Butler publie un premier album, Sunrise over Sea , absolument exceptionnel. Ce guitariste, qui cite tour à tour Led Zeppelin, Jimi Hendrix, les Beatles ou Jane's Addiction comme influences, associe des mélodies blues, reggae, folk, funk et hip-hop à une voix douce qui n'est pas sans rappeler Neil Young.
Les perles s'enchaînent sur l'album : "Betterman", "Seeing Angels" ou "Treat your Ma ma", formidablement accom pagnées par le bassiste Shannon Binchall et le batteur Michaël Barker, qui ne le quittent jamais. "On forme une vraie bande de potes. Ils apportent tellement à cette musique ! Maintenant, il nous tarde d'être sur scène." Et ils ne sont pas les seuls.
Adrien Cadorel / Métro