Le 02/04/2007 - Bataclan / Paris.
Sur Jehro, je ne sais pas trop par où commencer. Tout d'abord, quelle déception. Jehro est un formidable produit marketing, est-ce un grand artiste, cela reste encore à prouver. Son album, des plus sympathiques, est pourtant naturellement transposable sur scène, mais le résultat est très décevant. Accompagné d'un batteur et d'un bassiste, sa musique perd tout son naturel par l'apport d'un dj qui est, qui plus est, planqué sur le coté de la scène et que l'on ne voit pas. Ce dernier incorpore des sons qui du coup ne sont pas joué en live. On passe donc notre temps à chercher à comprendre d'où sortent ces sons que l'on ne voit pas joués. Jehro, du coup, passe lui aussi son temps à regarder sur la gauche (où se situe le dj) pour savoir sur quoi il doit se caler. Il en ressort une impression complètement surfaite, trop travaillée et la musique perd toute sa spontanéité. Un comble pour un artiste dont le naturel fait tout le charme. Alors au début, on se dit que ça va être passager, qu'il va bien finir par lâcher ce carcan pour une posture plus naturel, mais non cela n'arrive jamais même sur les morceaux où une guitare et une batterie peuvent suffire. Le public très « Patrick Bruel Style » semble néanmoins satisfait par le spectacle. Bon, en bref, c'est très décevant, et je m'inquiète toujours quand je vais voir un artiste sur scène et que son album est beaucoup mieux que la prestation live. Pour les vrais fans d'instruments et de composition scénique, il est donc à éviter si ce n'est pour vomir sur une certaine forme de marketing musical.