Une silhouette fine, un regard malicieux, une grande lucidité sur le monde qui l'entoure, Jean-Jacques Goldman n'a jamais vraiment changé depuis ses débuts musicaux : même look, même attitude discrète et modeste, même méfiance face au succès. Bref, Goldman a su resté fidèle à Jean-Jacques.
Un Jean-Jacques qui n'a jamais connu l'erreur. La formidable machine Goldman, lancée en 1981 avec le titre « Il suffira d'un signe », n'a jamais calé. Quel parcours ! Sa sincérité, sa voix haut perchée, ses textes bien ficelés et ses mélodies très soignées ont envoûté le public et surtout les professionnels de la musique qui se bousculent dorénavant aux portillons, pour quelques titres de l'artiste. Johnny Hallyday, Patricia Kaas, Marc Lavoine, Khaled, Céline Dion et tant d'autres, ont fait appel aux talents d'auteur, de compositeur et même d'arrangeur de l'artiste, surnommé gentiment par sa tribu, le « faiseur de tubes ».
Même si Goldman est abonné au succès grâce à des titres comme « Quand la musique est bonne », « Comme toi », « Au bout de mes rêves » ou encore, « Là-bas » et « Elle a fait un bébé toute seule », il ressent le besoin de s'exprimer au sein d'un groupe. On est en 1990 et c'est le coup de foudre entre l'accent gallois de Michael Jones et la puissance vocale de Carol Fredericks. L'album « Fredericks-Goldman-Jones » voit le jour et Goldman entame, une fois de plus, une tournée-marathon.
Aujourd'hui, l'artiste, homme discret, un peu décalé du reste de la profession, mène de front sa carrière solo, écrit pour d'autres artistes mais n'en oublie pas pour autant les causes humanitaires. Le chanteur a du cur et participe activement aux « Restos du cur ». Un artiste et un homme en or adulé du public.
Janvier 2001 : les cinq personnalités françaises préférées des français :
1. David Douillet
2. L'abbé Pierre
3. Zinedine Zidane
4. Jean-Jacques Goldman
5. Johnny Hallyday