Le 05/02/2007 - toulouse.
C'était la troisième fois que j'assistais à un concert de Goran Brégovic,et chaque fois ce fut un vrai bonheur. Dès la moitié du concert, les spectateurs dansaient dans les allées au rytme de cette musique joyeuse festive et cosmopolite, où le son des cuivres nous envoyait des vibrations palpables.
Une communion totale entre le public et l'artiste.
Mais hier, quelle déception!! Ce fut une soirée d'une tristesse soporiphique.
Goran vien d'habitude avec son orchestre de mariages et enterrements. Il avait visiblement laissé les mariages à la maison pour ne garder que les enterrements. Toujours beaucoup de monde sur scène, une quarantaine de musiciens. Des russes, les voix bulgares, les cuivres des balkans, une vingtaine de choristes. Mais il avait rajouté en plus des musiciens marocains qui ne s'harmonisaient pas avec les autres. A trop vouloir se disperser, on en perd son identité. Pourquoi pas la flute de pan la prochaine fois?
Hier, pas de fête, trop peu de morceaux où les cuivres pouvaient s'exprimer, ces cuivres qui
font le son des musiques de Goran et qui nous rappelle les films de Kusturica.
En revanche beaucoup de solos, où chacun joue un morceau à la limite de la musique expérimentale.
A chaque nouveau morceau, on avait envie de zapper pour passer au morceau suivant, pour que la fête commence. Elle n'est jamais venue.
Nous n'avons ressenti aucune chaleur, entre le public et l'artiste (qui d'habitude nous parle dans un très bon français) De toute façon, nous n'entendions rien, son micro n'était pas assez fort
Après un rappel, un titre qu'il avait déja joué, et après a peine une heure vingt de concert, le "spectacle" s'est terminé en queue de poisson. Goran est parti et n'est pas revenu.
Il est parti sous les sifflets, voire huées, d'un public frustré.
Cela m'étonnerait que la salle soit pleine la prochaine fois, car visiblement ses spectateurs
sont des fidèles qui revenaient à chaque concert.
Pour ma part, il n'y aura pas de prochaine fois.