GEORGES MOUSTAKI

Concerts de Georges Moustaki

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Biographie de Georges Moustaki

On ne peut pas passer sa vie à faire la sieste comme un chat au soleil. Le Métèque met un pied hors du hamac. Georges s'étire avec un peu de retard, à son rythme. Moustaki nom de cet homme et titre de ce nouvel album à 69 ans et près de 50 ans vouées à la chanson, à écrire pour Piaf, Reggiani mais pour lui-même aussi. La poésie et leurs poètes ont toujours croisé les routes de Moustaki. Ils sont une fois de plus au rendez-vous : l'ombre de René Char, celle de Jean Prévost. Une autre ombre élégante, celle de Brabara avec cette chanson écrite par Henri Crolla et qui était destinée à la longue dame brune : « Odéon ». Sans rien dire à personne Moustaki voyage entre les styles et sur les vents porteurs, entre reggae, world music et tempos actuels. Les arrangements et la réalisation sont signés Jean Claude Vannier.

Actualité de Georges Moustaki

20-01-09

Georges Moustaki annule des concerts pour raison de santé

Cette figure incontournable de la chanson française, avec à son actif quelques 20 albums, 23 ans de tournée et plus de 300...

Liste des albums de Georges Moustaki

Solitaire

"Solitaire"

05/2008 - Blue Note
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Moustaki

"Moustaki"

11/2003 - Virgin
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Avis sur Georges Moustaki


Elina F.
3 critiques
  Avis écrit le 30 Juin 2005

Le 22/01/2005 - Marseille.
Le merle blanc

Réponse à : « Honneur aux barbus ! »
Philippe BOUVARD 27 novembre 2004 Le Figaro Magazine
« ...refuse les afféteries d'une civilisation émolliente. Milliardaire ou SDF, il ressuscite, entre Neandertal et Moustaki, le bon sauvage cher à Rousseau. Il aime la terre mouillée et la guitare... »
Devant un aquarium, le chat se désintéresse de l'Ancistrus temminckii



Pour Tineke en espérant qu'elle aura droit aussi a un grand moment de chanson.


Samedi 22 janvier, 19h45 : le mistral souffle. Toujours le problème de stationnement. C'est bon signe : sans aucune affiche sur les murs Georges Moustaki (GM) affiche complet au Toursky. C'est normal dans cet antre dédié au chanteur Léo Ferré que GM a été le premier à remplir en 1972. Dans la file d'attente, un public hétéroclite et populaire. Pas de panique, pas de service d'ordre. Les ouvreuses sont du quartier. La négligence fait bien les choses. En effet nous sommes au premier rang. Personne n'a voulu s'asseoir à cette rangée de fauteuils qui est brinquebalante (il manque une vis pour la fixer solidement au sol. C'est Byzance on peut même allonger un peu les jambes!
La scène est beaucoup plus vaste qu'à Cassis. Mais le dispositif reste le même, piano à gauche, Batterie à droite, guitares et accordéon au centre. Cette fois, précautionneusement installé, le bouzouki. Il est précieux, un bel instrument, sans l'être car on sent qu'il n'est pas ornemental. L'attente n'est pas pesante. Les gens bien élevés. Ils s'excusent pour le passage, parlent normalement, personne ne fait sonner son portable. Un peu avant le début du concert, M Toninho do Carmo –j'ai retenu son nom car Tineke m'a envoyé « presque en solo » - pose le verre d'eau sur piano. Il vérifie ensuite si les guitares sont accordées. Il commence par celles de GM puis il s'occupe des siennes. Par ce petit détail ce guitariste très discret rappelle que le travail bien fait n'existe que par le soin accordé aux petits détails. Comme prévu, les musiciens qui entrent les premiers puis GM qui les suit de prés, sont ponctuels. Le public qui applaudit est salué. GM qui porte des lunettes, pose délicatement son pull-over, s'assied au piano et commence par... « MERCI LA VIE ». C'est la grande forme et son regard « plus bleu que le bleu de tes yeux » laisse entrevoir des surprises. Il présente les musiciens. Il n'oubliera pas de les faire applaudir en fin de spectacle.

Le récital est un récital sur mesure. Des chansons incontournables, des inconnues, des nouvelles et des inattendues. De l'imprévu aussi. Un jeune percussionniste du quartier est invité à participer à « ASA BRANCA/BAHIA. Avant le rappel un chanteur guitariste Jean Ino est invité à interpréter une de ses compositions « LE MIROIR AUX OISEAUX. L'ensemble inventif et l'audacieux réservé à Marseille aurait mérité un peu plus d'enthousiasme dans la presse locale. Cela n'a aucune importance dans la mesure ou ce silence n'incite pas GM a reporter son prochain rendez-vous avec Marseille a dans 30ans !

Tous mes remerciements aux personnes qui donnaient les affiches de GM ( surtout quand on vous en offre 2, une pour Tineke, l'autre pour le CDI du collège). Un grand regret : je n'ai pas osé attendre GM pour lui demander de signer l'affiche et le billet d'entrée car on sent que certaines choses l'irritent. Un étonnement : une biographie vient de sortir. Elle est introuvable. Je pensais qu'elle serait en vente au théâtre samedi car l'auteur est aixois.

Ci-joint une liste assez complète mais dans le désordre, des chansons interprétées, l'instrument que GM a utilisé, quelques points de vue:

ASA BRANCA/BAHIA (accordéon (A) & guitare (G) Le pivot du récital. Je me demande à quoi ressemblerai son tour de chant s'il la remplaçait où simplement la changeait de place. Bonne acoustique car la batterie ne couvre pas les autres instruments.
BOUCLE D'OREILLE (A) GM rend bien le coté moelleux de la musique et l'espièglerie des paroles. Un titre qui rend très bien sur scène.
ALEXANDRIE (G)
C'EST LÀ (P) GM « récupère» naturellement les chansons qu'il a laissées interprété à S Reggiani. Avec tout le respect du à un défunt, GM est beaucoup moins grandiloquent. La chanson gagne en simplicité.
CHANSON –CRI (G) légèrement trop rapide. Si l'auditeur n'est pas averti comprit-il le sens de ce cri ?
EPHEMERE ETERNITE (Piano (P)) Le titre qui a plu à ma tante ( elle ne connaissait pas mais son meilleur souvenir de la soirée avec « L'homme au cœur blessé »).
FAIRE CETTE CHANSON (P) Même si je préfère « LE TANGO DE DEMAIN » c'est bien d'entendre cette autre chanson faite avec A Piazzola.
GRAND-PÈRE (G) Il est difficile de dire quelque chose d'original sur ce pilier.
IL EST TROP TARD (G)
IL Y AVAIT UN JARDIN (G)
L'ACTEUR (P) très bien, surtout le petit intermède rappelant d'où vient la chanson.
LE FACTEUR (G) avec Maria Teresa. Toujours Intemporelle. GM n'a utilisé sa guitare noire que pour ce titre.
LE MÉTÈQUE (G) La tentera t'il un jour au piano ? J'aurais préféré qu'il fasse « Milord » comme sur le CD.
LE TEMPS DE VIVRE (P) Le piano va très bien à cette chanson. GM a rappelé le film et André Remacle l'auteur du roman.
L'HOMME AU CŒUR BLESSE (Bouzouki) Revigoré par le bouzouki. Au départ (discutions de famille) un peu fâché après GM car il a terminé la soirée de façon abrupte même s'il est revenu pour dire son émotion à Marseille. Avec le recul, en rediscutant, on comprend mieux son souhait de terminer dessus ce titre.
ODEON (P) La chanson qui prend « du galon ».
QUAND J'ETAIS UN VOYOU (G) La très bonne chanson qui résiste à GM. Meilleure version qu'à Cassis mais ce n'est pas encore aussi réussi que le CD. C'est rare car c'est la seule chanson que j'ai entendue que je préfère en version studio. La preuve qu'une chanson fait avant tout à sa tête.
MA LIBERTÉ (G) A-t'elle un jour été en fin de répertoire ?
MA SOLITUDE (G)
MARCHE DE SACCO ET VANZETTI (P) Là j'aurais aimé la version à la guitare comme dans « Presque en solo ».
MÉDITERRANEEN (G) Excellente. La version studio ne rend pas la réussite d'une chanson supérieure a bien des titres produits à Marseille. Un titre à garder absolument au prochain passage.
PORTUGAL (& chant traditionnel portugais chanté en duo avec Maria Teresa) (P) Un moment enchanteur. En laissant à Maria Teresa le devant de la scène, GM a redonné vie a une chanson « de circonstance »
SANS LA NOMMER (G)
SARAH (P) GM a récupéré sa chanson. Il avait le piano en main et la bonne voix.
MONSIEUR WILLIAM Ca alors ! Qui l'a déjà entendu ? Cette chanson de JR Caussimon vampirisée par Léo Ferré, permet à GM de donner de la voix. S'il revient au Toursky, pourvu qu'il reprenne « Le temps du tango » et « Mister Giorgina ».
LA MERE JUIVE : Un GM imprévisible, un titre qui restera. D'abord GM ne joue d'aucun instrument (Pour éviter d'avoir l'air trop « Pierrot » de Watteau, GM s'appuie sur sa guitare). Ensuite l'humour et la tendresse autobiographique lui vont bien. Enfin c'est une chanson à la mesure du mot « maman». Souhaitons un prochain CD avec des titres de ce gabarit. Espérons que le Comité des fêtes de la ville d'Aubagne C'est rendu à Gémenos ou à Marseille pour faire des propositions à GM pour le concert gratuit du 26 juin. Si c'est le cas qu'ils n'oublient pas de mettre sur la scène les œillets rouges.
C'EST (MERCI) LA VIE (titre incertain) (P)
+ 1 TITRE INCONNU

Avis de 6 personnes :
Tout le monde retournerait le voir s'il repassait prochainement.
Très original (on sent bien que c'est sur l'instant) et très rigoureux (contrôle sur les musiciens sauf Toninho). Incomparable mais on l'aimerait un peu moins Guillotin (tranchant).
Les titres aimés ce soir là :
Maman : La mère juive, Le facteur, Le temps de vivre.
Tatie Clau : Ephémère éternité, L'homme au cœur blessé, Portugal.
Sam : Boucle d'oreille, Le facteur (après elle voulait « Donne du rhum... » & « Haïti chérie »).
Emma : Portugal, Odéon, Le facteur.
Papa : Méditerranéen, L'homme au cœur blessé, La mère juive.
Moi : L'homme au cœur blessé, Sarah, La mère juive.

Et plus loin : " Mais que fait ce pouvoir d'argent/ Qui prend souci de pauvres gens/ Mais juste en certaine période/ Quand pensionnés et retraités/ De quelques francs sont augmentés/ Ce sont leurs voix que l'on racole/ Ils font voter dans les écoles/ Huit jours plus tard l'immobilier/ Brandissant les fourches du code/ Les expulse de leur quartier. "

Elina F.
3 critiques
  Avis écrit le 30 Juin 2005

Le 02/11/2004 - Cassis.
LA LECON DE CHANSON

Episode 1

Un jour à marquer d'une pierre blanche :

Il était d'usage, en Crète, de noter les jours heureux par des cailloux blancs et les jours néfastes par des cailloux noirs.

Je ne me serais jamais déplacée pour entendre Georges Moustaki (GM) si la pochette puis le contenu de son dernier CD ne m'avais pas interpellée. Son seul défaut? le copy-control. Surprenant de la part de quelqu'un habitué à désobéir, mais après tout, nul n'est parfait. Cet album que j'écoute, fredonne, chantonne intégralement, avec plaisir, sans me lasser, illustre parfaitement l'idée que je me fais de la chanson. Transmettre cette émotion particulière qui incite à vouloir vérifier si son auteur, sur scène, déclenche un effet semblable. Le 2 octobre à Cassis c'est chose faite. Oui, GM est quelqu'un chez qui il faut absolument prendre - sans rien lui demander - la leçon de chanson !

Tout d'abord ce qui accroche l'œil quand l'ouvreuse vous installe c'est la place que tient sur une scène étroite, le piano noir. Posé dessus, un simple verre d'eau, moins quelconque qu'une bouteille plastique humanise cet instrument solennel. A gauche, 2 guitares, l'une claire, l'autre sombre. En retrait, délicatement installé l'accordéon nous observe d'un air mi-goguenard mi-indulgent. En revanche, révélateur de non-conformisme, pas de bouzouki pour cette soirée placée sous le signe de la Grèce.
21h 30 : Georges Moustaki ponctuel, la montre au poignée, grand, droit comme un I, sec, tout de blanc vêtu, nous salue. Regard pénétrant, longues mains de musicien, il restera debout durant la quasi-totalité des titres ou il s'accompagne soit à la guitare soit à l'accordéon. Une absente remarquée : la choriste auquel se substitue immédiatement le public féminin, les messieurs reprenant plus volontiers les refrains engagés. En arrière, monsieur guitare, monsieur multi-instruments, monsieur basse, monsieur batterie accompagnent discrètement. La sonorisation placée à droite, n'agresse ni ne flatte le tympan. On dit que plus personne ne prête attention au confort auditif. Je remercie les gens soucieux des oreilles d'autrui pour ce véritable luxe.
Sans récapituler l'ensemble des titres interprétés, le tour de chant de Georges Moustaki n'a pas d'équivalent. Liberté d'inspiration alliée à rigueur d'exécution permettent à GM de s'échapper rapidement de l'image nonchalante et je-m'en-foutiste pour envoûter le public. Cet art se résume en peu de mots, aimer et faire aimer sa chanson. « Le facteur » qu'il dit chanter à chaque récital qui ne l'a pas écouté et réécouté mille et une fois ? Ce soir, par enchantement c'est la première fois que je l'entends. En mélangeant des titres du nouvel album avec ses « vieux machins », GM déroule son répertoire comme dans un songe. Il susurre sa vision du monde et nous facilite l'entrée dans ce rêve en nous invitant à reprendre les refrains en chœur.
Incontestablement, Georges Moustaki maîtrise sa voix, aussi blanche que sa barbe, du début à la fin de sa prestation. Sans tricherie, une trentaine de titres s'enchaînent harmonieusement. Rien de prémédité, ça coule de source. Ma véritable découverte de la soirée? Le musicien étonne. La facilité avec laquelle, il passe d'un instrument à un autre mérite l'attention. Guitariste, pianiste où accordéoniste, GM force l'admiration. Jamais ridicule, rarement racoleur ( je préfère « un jour tu es parti » aux « amis de Georges » suivi des «copains d'abord ») toujours juste dans le ton, GM donne envie d'aborder tous les instruments. L'agencement des chansons est un mystère. Faire côtoyer « Chanson cri », un titre sur la Palestine, « Nous sommes 2, nous sommes 3 » « Saxo et Vanzetti » avec des rengaines et des incontournables, seul le « Milord des métèques » peut se le permettre ! Un regret ni « Gardez vos rêves » ni « Le repenti » n'étaient au programme. Une déception, l'interprétation de « Quand j'étais un voyou. Je préfère la version swing comme le film de Tony Gadliff. Deux révélations, « Odéon » et « Ephémère éternité ». Presque seul au piano, il réussit la projection moqueuse des petits films que sont ces 2 chansons. Une surprise, GM aurait découvert « Le petit testament » et son auteur Jean Prévôt en consultant Internet. Soyons-lui reconnaissant d'avoir choisi de mettre en musique ce poème qui remet en mémoire la Résistance et rend palpable un auteur mort jeune dans le Vercors. Hélas ni « Sanfoneiro » ni « venez danser » ne figurent au rappel mais seulement « Grand-père » puis « Et pourtant dans le monde ». Au final, toute la salle debout ovationne mais Georges Moustaki et les musiciens ne reviendront pas.

La leçon de chanson se poursuivra sans doute, pour moi :
mardi 18 janvier
(13) GEMENOS - Espace Culture
vendredi 21 janvier
(13) MARSEILLE - Théâtre Toursky
samedi 22 janvier
(13) MARSEILLE - Théâtre Toursky

Entre-temps j'aimerai bien lire la (les) vôtre.

Elina F.
3 critiques
  Avis écrit le 30 Juin 2005

Le 17/02/2005 - Paris.
Ce qui m'intéresse chez Georges Moustaki (G. M.) sur scène :
Pourquoi il va faire telle chanson
Ensuite de quelle manière il va la jouer
Enfin par quoi va t'il la faire suivre.
Je regrette de ne pas l'avoir entendu plusieurs soirs d'affilés car cet équilibriste n'est pas du genre à répéter le même numéro. Il fait du sur mesure pas de l'industriel. C'est rare et pas évident dans un tour de chant mais lui a suffisamment de matériel a sa disposition pour faire varier le plaisir qu'on trouve à l'entendre. J'ai eu de la chance que mes parents veuillent bien nous amener à Paris pour nous faire découvrir la capitale mais aussi qu'ils nous emmènent au « Petit journal Montparnasse » (P.J.M.) http://www.petitjournal-montparnasse.com/ où il a ses habitudes aux environs de la Saint Valentin. Nous étions présents le mardi soir. Hélas le lendemain nous reprenions le train, car nous l'aurions volontiers écouté une fois encore.

Pour les provinciaux comme nous, le P. J. M. a de gros avantages. C'est accessible en métro, c'est facile à trouver et une fois dedans, c'est convivial. . On nous a fait un tarif familial (merci à la dame blonde accueillante à la caisse) et nous avons eu droit chacun à une boisson - la limonade est comme on l'aime : aussi délicieuse que celle de Casino, servie dans un grand verre avec la rondelle de citron - Arrivés à 20h30, nous avons trouvé facilement à nous asseoir prés du bar car le P.J.M. est avant tout un restaurant. Les soirs de spectacle, il est cependant possible d'y entrer car la direction ne refuse personne. Ca débute vers 22h et ça se termine aux alentours de minuit, ce qui permet de ne pas se précipiter pour attraper le dernier métro. La surprise en entrant, c'est que, les musiciens de G.M. étaient là aussi. Ils finissaient leur repas. J'ai envoyé mon père - qui aurait préféré aborder Maria Térésa Ferreira malheureusement absente - leur demander les autographes sur nos tickets de métro pour mon amie Tineké qui a un site original et très documenté sur G. M. : http://www.allex.tk/


Sur scène les instruments de musique habituels sauf le bouzouki remplacé par une 3ème guitare que G. M. va beaucoup utiliser. Le très discret M Toninho, quelques minutes avant le récital, s'assure que les guitares n'étaient pas désaccordées. 22h 08 ‘ ( Ce retard le contrarie t'il ?), la salle est remplie, le service restauration terminé, G. M. et les musiciens entrent en scène. Aujourd'hui, personne n'est en blanc. Il commence au piano par le même titre qu'à Marseille (« Merci la vie » pour le nouveau CD ?). Ensuite, un petit incident technique (du larsen) obscurcit son regard. Ouf! Ça passe car là est le moment rare de la soirée : G. M. va enchaîner « Déclaration » et « Gaspard ». Il est seul à la guitare car ce n'était pas prévu à voir la tête des musiciens. Même M Toninho reste perplexe mais ne lâche pas prise comme dans le CD (le meilleurs que ne mentionne pas son biographe) méconnu « Presqu'en solo » . Par curiosité je m'interroge sur ce qui se passe dans la tête de chaque spectateur. Il y a des gens qui doivent bien le connaître sans doute, présents ce soir. Viennent-ils pour être déconcertés ou par routine ? On ne peut pas dire que la salle n'était pas attentive mais G. M ; à ce moment précis était tenté de faire autre chose pour nous emmener ailleurs. La salle se prêtait à ce genre d'exercice périlleux. Je ne désespère pas d'avoir le privilège un jour d'y assister, sait-on jamais l'année prochaine ? . Durant la soirée il y a eu une très bon climat avec « La ruelle » à l'accordéon et « Nous avons le temps » en final mais ce n'était que des instants isolés. Il n'y avait pas cette ambiance si bien décrite dans « le funambule » (la chanson parfaite de J.-R. Caussimon). Ensuite (dans l'ordre alphabétique « Alexandrie », « Bahia », « Boucle d'oreille », « Emma », « Ephémère éternité », « Et pourtant dans le monde », « Faire cette chanson », « Grand-père », « Il est trop tard », « Il y avait un jardin », « Kaimos », « L'acteur », « La mère juive », « La ruelle », « Le facteur », « Le métèque », « Le promeneur », « Le temps de vivre », « Odéon », « Petit testament », « Quand j'étais un voyou », « Ma solitude », « Marche de Sacco & Vanzetti », « Nous avons le temps », « Sarah », « Si cet amour », « Votre fille à vingt ans ») c'est du meilleur Moustaki. C'est pas conventionnel, c'est à un autre niveau qu'Hugues Aufray (Nous avons vu 2 jours plus tôt au Gymnase son spectacle Félix Leclerc. H. A. nous a laissé 2 grands souvenirs car l'ambiance populaire et le plein air ont décuplé la qualité du gala : le concert de la fête des mères à Aubagne parc Jean Moulin et le concert Parc Henri Fabre à Fos Sur Mer. Ici son spectacle très professionnel et techniquement parfait dans un décor magique manquait un peu d'âme : c'était un peu d'air du grand large mis dans une bouteille à la mer. Il faut dire que M & Mme Renaud étaient dans la salle. H. A. en a un peu trop fait sur cette présence. A la place, il aurait pu glisser un petit mot sur le disque que François Béranger à sorti avant lui et avant de mourir sur Félix Leclerc), mais si on peut oser une petite remarque, il a manqué « La Seine, la scène, la cène », « Paris et une valse », « Le repenti » et bien sur « Milord ».
G. M. n'oublie jamais de nommer les musiciens et de les faire applaudir. Il a eu un mot pour les disparus, habitués du P.J.M., Sacha Distel, Claude Nougaro et Pierre Bachelet ( c'était sobre et bienvenu car sans coquetterie), il interpelle le public (pour « Marche de Sacco & Vanzetti » il feint de ne plus se rappeler le nom de l'auteur. Dans la salle un connaisseur a crié «1971, Giuliano Montaldo ». Il a réitéré sa demande et l'autre a répété en ponctuant d'un « T'es sourd Georges ? ». Un moment marrant. Pour « La mère juive » il signale qu'on peut comprendre la chanson sans forcement avoir de mère d'origine juive, pour «La ruelle » il rappelle qu'il a écrit un petit roman policier...) . La soirée se termine sur un petit incident. Alors que G. M. chante, un maniaque de l'autographe se plante devant la scène et le supplie pour une dédicace en direct. Ce geste idiot rencontre un refus glacé. Plutôt que de s'éclipser, l'individu insiste et se voit prié poliment par le gérant d'aller se rasseoir. On sent que l'agacement pour cette pratique à rompu le charme d'une belle soirée. Entre temps, les fumeurs ont succombés à leur vice, la pendule allait indiquer minuit, il était temps de se séparer sans que G.M. ai utilisé sa guitare noire.
En attendant le métro et durant le trajet vers la porte de la Chapelle, allez savoir pourquoi on sifflote, « Paris a le cœur tendre ». Sans doute parce que le plus parisien des métèques n'a pas jugé bon de nous l'interpréter

Concerts passés de Georges Moustaki

Il n'existe pas d'archives pour l'année 2019.

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