Foofwa d'Imobilité a l'intelligence butineuse. Tout est pollen, tout est danse chez lui. Ses spectacles mêlent paroles, mouvements, vidéos, travestissements. Ses pièces marquantes? Mimesix, en 2005, qu'il conçoit avec le chorégraphe français Thomas Lebrun. Ce spectacle-manifeste met en doute la notion d'auteur et part du principe qu'en matière d'art tout est échange. Foofwa refuse l'idée de plagiat, lui préfère le principe d'héritage commun. Mimesix présente et questionne ainsi avec humour plusieurs grands courants de la danse moderne et contemporaine. Autre exploration, en 2006, avec Incidences: Foofwa et trois interprètes confrontent le langage primitif des animaux au langage sophistiqué des savoir-faire divers, notamment le plus raffiné des gestes dansés. Entre nature et culture, le dialogue est relevé.
Foofwa d'Imobilité est historien à sa manière aimante et fantaisiste. Au printemps, il prêtera corps à trois défunts qu'il vénère, Pina Bausch, Merce Cunningham et Michael Jackson. Cet exercice d'admiration s'appelle Pina Jackson in Mercemoriam. Ce solo voyagera, de l'Arsenic à Lausanne fin mars au Centre National de la Danse de Pantin-Paris. Parallèlement, il continuera de proposer un cours d'histoire de la danse, gestes à l'appui, le 14 mars à Lausanne, dans l'après-midi à l'Arsenic, dans la soirée à Sévelin 36. Sa prochaine création est prévue en septembre à La Bâtie à Genève. Comme d'habitude, il joue avec les mots dans le titre: LaréduQ. Le sujet? Une sexualité dénuée de toute morale. Foofwa d'Imobilité aime poser des questions graves avec l'insolence ailée de ceux qui sont nés à l'ombre d'une étoile."
