Le jeu à la fois dynamique et sensible de Christian Maes égraine des mélodies lointaines et pourtant intimes. Des airs sans terre fixe, des inspirations vagabondes venues d'Orient, trempées d'embruns corkiens, à la folie balkanique et profondeur morvandelle.
Ces compositions sont alors triturées, harmonisées, éclairées, griffées par l'accordéon de Janick Martin. Jouant de polyrythmies et de combinaisons harmoniques, il dévoile une palette de nuances. Les peaux des dafs, zarbs du percussionniste Etienne Gruel viennent souligner le dialogue des accordéonistes et installent une transe vrombissante, haletante ou méditative.
Ça rit, pleure et gronde comme un orgue mal léché qu'un navire maltais aurait déposé en rade de Brest.
Un trio aventurier, repoussant frontières. Enragé, engagé
