"Une femme, un homme, deux voix (et des boîtes à musique) nous racontent quelque chose de la nuit des enfants, de ce moment dintimité avec soi-même, avec ses pensées,ses rêves, sa solitude, ces temps oùl'enfant va se construire. Elle ; son monde se limite d'abord à son lit de princesse, mais petit à petit, elle va s'y sentir à l'étroit. Le désir puis le besoin d'en sortir, d'explorer l'ailleurs est de plus en plus grand.
Par ses découvertes, ses tentaives, ses échecs, ses victoires, elle expérimente toute la gamme des émotions qui la font parfois chavirer. Pour Elle, la musique c'est Mozart, un extrait des Noces : legèreté du chant, arpège des violons, ça lui vient comme ça, en dormant, dans un souffle... Lui ; il appartient eu monde de la nuit, l'énigme du sommeil et des rêves. Pour lui, la musique c'est Schubert, le dernier Lied du Winterreise. La voix grave du vieux joueur de vielle et le bourdon de l'ostinato, traversent l'espace et le temps. Elle ne le voit pas, mais le rêve et la réalité agissent l'un sur l'autre.
Embrasser la Lune est le premier volet du projet de dyptique du Fil Rouge théâtre qui interroge la construction de la personne à deux âges charnières de la vie : la petite enfance et l'adolescence."
(CP Hippodrome de Douai - Saison 2010/2011)