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Une basse humide, des tempos qui dépassent rarement le vitesse moyenne autorisée et des guitares sans cesse attirées par de grandes envolées : les premières minutes de l'album de Elbow, "Asleep from a day", sont trompeuses. La voix de Guy Garvey renforce l'impression d'écouter un étrange groupe de rock hésitant entre un rock progressif sans solo et des aspirations pop. On croit avoir affaire à l'une de ces histoires strictement anglaises de lyrisme fiévreux et exalté, quelque part entre Coldplay et The Doves. Mais très vite, les baguettes caressent les fûts, un souffle acoustique s'empare des cordes, puis un sax hésitant et des claviers organiques (orgue et piano) éclaircissent le ciel de cette pop-rock mélancoliques. Le meilleur de Elbow prend alors forme, lorsque l'électricité se fait rare et quand le groupe se décide à jouer comme on murmure des secrets d'alcôve. (d'après le dossier de presse des Inrocks 2001)