Ce qui avait débuté dans d'obscurs bars blues et caves de Louvain prit finalement fin dans cette même ville, en 2000, dans le cadre du Marktrock. L'Europe entière leur avait entre-temps succombé, grâce à une solide réputation live (qui leur a d'ailleurs valu un Zamu-award pour le titre de meilleur Live-act en 1998). Certains artistes américains ne concédaient d'ailleurs à traverser l'océan qu'à condition d'être accompagnés sur scène par 'the Fishmen'. El Fish donné naissance à divers CD vivement appréciés en leur temps, 'Blue Coffee' (1996), 'Rewinder' (1998), 'Hooked' (1999), 'Wisteria' (2000), sans compter le projet avec Roland qui donna lieu à 'Waterbottle' (2001). Chaque album apportait son lot de musique roots passionnelle, influencée par une foule d'autres genres. El Fish est devenu, ce faisant, LE blues band de référence des années 90. Mais après avoir atteint les sommets, chaque membre du groupe s'en est allé de son côté.
Jusqu'à cette fête organisée fin 2010. Le virus musical était de retour, on vit instantanément renaître cette étincelle entre les musiciens, et après 10 ans, ils reprirent spontanément leurs instruments. Le tout sonnait même plus vif que jamais auparavant.
Steven De Bruyn joue de l'harmonica comme personne. Filip Casteels démontre, à chaque attaque de guitare, que le sang du Mississippi coule dans ses veines. La basse de Jan Ieven groove et livre un fumant cocktail de blues, de funk et de bop. Quant à la section rythmique formée par Rohal De Ridder et Toon Derison, elle se montre plus ferme qu'une jeunette hollywoodienne botoxée (ou qu'une dominatrice SM dans le plus ajusté de ses corsets de cuir).