Il a emprunté une autre voix. Contre toute attente, il étudie le piano dans un monde où la guitare est reine. Choisissant ses propres armes pour défendre ce le flamenco dans ce qu'il a d'intemporel, Dorantes va trouver dans sa double appartenance musicale, classique et traditionnelle, son propre Duende. Dans ses compositions, il met en résonance le feu de son héritage, la magie de la voie d'Esperenza Fernandez, cantaora absolue et instinctive, la puissance des percussions et les rêves portés par son piano jazz. Et, quand on lui demande d'où lui vient son inspiration, il répond : « Il n'y a pas de nécessité d'arrêter l'imagination du flamenco ».