Car si Cesar Precio puise son influence musicale dans les années 60 et 70, de Curtis Mayfield, à Ennio Morricone, en passant par Gil Scott-Heron et Francis Lai, ses problématiques, elles, sont bien de notre temps.
Des solitudes choisies aux relations sociales imposées, de la mise en scène de soi au lâcher-prise, de l'individualisme à l'amour fusionnel, ses chansons questionnent, avec poésie, notre manière d'habiter le monde moderne. «Je cherche en même temps l'éternel et l'éphémère», disait Georges Perec. Telle pourrait aussi être la devise de Cesar Precio.
Pour faire ce premier album, Brice Lenoble a choisi de prendre le temps, à contre-courant du clignotement des réseaux sociaux et de la frénésie des sorties de singles. Le temps de composer, d'arranger, de peaufiner un son bien à lui. Le temps, aussi, de bien s'entourer : parmi la trentaine de musiciens qui ont collaboré sur le disque, on retrouve des noms déjà bien établis - Alexia Gredy, Émile Sornin (Forever Pavot), ou encore Pierrick Pedron (victoire du jazz 2021 et 2023). Par ailleurs, l'album a été enregistré et produit par Robin Leduc (Halo Maud, Julien Gasc, Gauvain Sers), et masterisé par Philip Shaw Bova (Feist, Timber Timbre, Andy Shauf).
