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Tandis que les hype se suivent, se ressemblent et laissent dans leur
sillage espoirs détruits et auditeurs fatigués, certains se tiennent à
l'écart du monde et l'observent tourner, l'air de rien. Cass McCombs
est de ceux-là.
L'Américain a aligné, en sept ans et dans un silence
assourdissant, quatre albums qui laissent sans voix. La sienne,
touchante et fragile, conte quelques peines de coeur teintées d'un
humour noir croisé chez Bill Callahan ou Morrissey. Depuis Baltimore,
le jeune homme imagine l'Angleterre d'Echo & The Bunnymen ou The
Cure et concrétise ses fantasmes à travers ses disques. Cette pop
noire et bouleversante restera-t-elle encore (trop) méconnue ? Cass
McCombs s'en fiche peut-être. Pas nous.