"Une guirlande avec quelques ampoules colorées. Un rideau de velours rouge fatigué. Entrent les gueules cassées, les visages burinés, les tronches de canailles, les poivrots lunaires et les philosophes des ruelles.
Avec la gouaille des faubourgs, ils font revivre les textes de Léo Ferré et Boris Vian, saluent au passage Les Têtes Raides et les Sex Pistols.
C'est la révolte des petits, des déclassés de tous ordres. Ils chantent, dansent et jouent d'improbables instruments, dans leurs costumes rapiécés. Parce que, de tout temps, tous les peuples du monde ont dénoncé l'oppression par des chansons. Parce que la chanson, mélancolique, vindicative ou festive, est une formidable source d'émotions et de rassemblement. Hauts les coeurs !"