Avec des allures d'aristocrates des rues, de dandys de comptoir, de vagabonds de salon, se donnant de grands airs dans leur costume mité, Busker & Keaton se mettent en scène avec une touche d'ironie et d'autodérision. Dans une imagerie début 20ème, en clin d'oeil à l'oeuvre des « Flanagan Brothers », ils ont des airs de faux frères de film muet dans un décorum au charme désuet.
Affublés de chapeaux cabossés, ils délivrent une interprétation respectueuse avec un amour évident pour cette musique. Un décalage prêtant à sourire apparaît alors. L'homme de la rue, la belle de nuit, le poète, le fantôme de Molly Malone s'y croisent dans des climats tantôt romantiques, tantôt revendicatifs.3
