Sans prétendre montrer autre chose que son âme, il pose ses pierres une à une, mêlant acoustique et électrique, il cisèle des morceaux au silex, en polit d'autres et en sort des galets doux et chaleureux. L'air de rien, si l'on suit sa route en se laissant surprendre, en glissant dans sa poche un à un les cailloux qu'il dépose, c'est la pierre philosophale dont nous percevons les reflets. Car c'est en alchimiste que Bertrand avance, dans la tradition de ceux qui cherche entre poésie et musique à nous faire entendre l'or. De l'ouverture du disque où, la voix déchirée dans l'archet du violoncelle, il chante l'impossibilité de la séparation,à sa clôture où, apaisé, il emprunte (dans autre chose ) une mélodie au peuple Lakota et dévoile un Victor Hugo à la lumière de la spiritualité sioux, il s'agit bien de la transformation d'un homme au feu des passions."
(source: capcampus)


novembre 2010
Si vous n'avez rien à me dire