Même l'étude approfondie de leur play-list de référence ne vous permettra pas de situer Backstab. Car ce groupe ne ressemble véritablement à rien de connu dans nos contrées.
Explications.
Cinq musiciens (dont Franck, charismatique chanteur sannoisien, transfuge du cultissime et éphémère « Rois de Sannois ») s'associent en 1995 en décidant de ne pas décider. Ne pas décider quelles seront leurs influences prédominantes, quelle langue sera la mieux appropriée à cette musique mutante qu'ils vont tenter de créer.
Ils s'accordent juste sur l'idée qu'ils devront rester à l'écoute de leurs envies, aussi étonnantes qu'elles pourront paraître, et ne jamais refuser un champ d'expérimentations sonores tant qu'il n'aura pas fait la preuve de son incohérence. De cette liberté de création naîtront parfois des divergences fondamentales au sein du groupe qui l'amèneront à se remanier.
Puis, à force de tâtonnements, de remises en cause et de concerts à outrance (plus de deux cents à ce jour, dont un fameux Elysée-Montmartre en 1ère partie d'Urban Dance Squad), le groupe se structure et affirme une identité musicale hors normes dont l'originalité et la cohérence sont aujourd'hui saluées. Entre ambiances urbaines futuristes et sonorités apaisantes, Backstab dévoile un univers où cohabitent harmonieusement mélodies orientalisantes, guitares saturées et séquences électros (trip-hop, jungle, indus...) sans jamais trahir la base rock qui fédère l'ensemble.
Puis, dernièrement, l'histoire brutalement s'accélère. Le quartet signe une licence avec XIII Bis Records pour re-sortir son album (en distribution chez BMG, l'une des cinq majors du disque), trouve un tourneur (Furax), stabilise son équipe technique, séduit la presse, les professionnels et le public.
Les bases sont solides, la grande aventure peut commencer...
(d'après le dossier de presse du festival En concert près de chez nous).