Au-delà d'un simple mélange, ce disque est une appropriation totale du répertoire Ashkénaze. Le hip-hop incisif mâtiné d'une chanson joyeuse (Lady Mydriasis) contraste avec cet autre morceaux de rap où quatre-vingt années de musiques et de tendances sont rassemblées dans trois minutes trente d'une efficacité jubilatoire (Noise in Sepher II feat. Taron Benson). Égaré mais heureux, on se retrouve trimballé d'une techno rageuse aux accents bulgares (Invidia) jusqu'à des montées hallucinées et planantes rappelant aussi bien le rock progressif que la musique classique (Schrödinger, Cabbalistic snare). Enfin, le new-yorkais David Krakauer, légende vivante du Klezmer et premier artisan du renouveau mondial de cette musique fait une apparition virtuose dans un battle survolté avec une drum'n'bass déchainée et un dub sombre et profond (Uruk). Tout cela retrouve la danse, la transe, la joie et la douleur des anciennes mélodies pour former un véritable langage artistique original.
Dorénavant le Klezmer est une musique électro au même titre que la jungle, le break-beat ou le dubstep... le disque NOISE IN SEPHER en est l'ultime preuve.
(bio officielle, octobre 2014)



mars 2015
Spoken Machine

avril 2013
Noise in sepher

mai 2011
Speak with ghosts