Restez informé !
Le premier tome de ses aventures est sorti en 2008. Seize titres dont onze chantés avec des invités de marque : Renan Luce, Clarika, Élodie Frégé, Riké, Amélie-les-Crayons, Vincent Baguian, Maxime Le Forestier, Anne Sylvestre, Steve Waring et même les Ogres de Barback ! Un beau succès (disque d'or avec plus de 80 000 exemplaires vendus), une tournée de deux ans, il n'en fallait pas plus à Aldebert pour lui donner le goût de recommencer.
Entre temps, Aldebert a écrit un disque pour les grands (« les meilleurs amis », 2011) et s'est remis au travail. Enfin... disons qu'il a recommencé à laisser ses rêves le submerger et son esprit vagabonder. Nourri et bercé par les chansons d'Anne Sylvestre et de Steve Waring, il a grandi la tête dans les étoiles et les pieds ancrés dans la terre de Besançon. Devenu grand, tout naturellement, il a été pendant plus de cinq ans éducateur pour enfants (de 1999 à 2005), lui permettant de dompter son imagination, de prendre au lasso ses formules magiques et de s'initier à l'art de raconter des histoires.
Mais avec ce nouveau disque, plus de doute possible : comme Alain Souchon, Aldebert a 10 ans. Oui, 10 ans ! Il se déguise en adulte mais c'est un leurre. En réalité, il passe ses journées à fabriquer des soucoupes volantes, à adopter des dragons (Le dragon), à converser avec un fakir (Samir le fakir). Sinon, comment ferait-il alors pour raconter avec autant de justesse les affres de l'école, ses ambitions futures d'être dinosaurologue, les souvenirs tendres de la maison de son arrière-grand-père, les histoires d'amour de sa Super Mamie Van Hanlen, l'obligation de ranger sa piaule, les affabulations des parents et les bêtises des enfants ?
Le petit garçon de cette histoire tendre, c'est lui. Il met sa vie en scène dans une succession de courts métrages vifs, tendres et drôles. Tout y passe : le quotidien pas forcément rigolo des écoliers (La vie d'écolier), l'apprentissage de l'amour (Les amoureux), la tolérance et l'ouverture sur le monde (La maison monde), la transgression et les secrets (Mon petit doigt m'a dit), la nostalgie, les souvenirs et ce que l'on en fait (Dans la maison de mon arrière-grand-père).
Le tout accompagné par une ribambelle de nouveaux camarades : Louis Chedid, Bénabar , Sanseverino, Alizée, Claire Keim, François Morel, Ben Mazué, Ben Ricour, Ours, Les yeux Noirs, Jacob Desvarieux et Jocelyne Beroard du groupe Kassav', Zola Tempo, Sirius Plan, Barcella et Jérôme Daran, Alexis HK, Carmen Maria Vega, Leeroy, Tactil Box, Archimède et Sophie Tith.
On retrouve partout de l'espièglerie, de l'humour beaucoup, de la tendresse sans mièvrerie. Ses textes, proches d'un Prévert ou d'un Queneau, sont des comptines pleines d'une douce rêverie qui ne fera que réveiller les souvenirs des grands et bercer ceux des enfants.
En homme curieux et généreux, Aldebert, musicalement, a voulu tout embrasser : de la chanson évidemment mais aussi du jazz tzigane avec les yeux noirs, du rap avec Ben Ricour, Ben Mazué et Ours, du rock, du reggae, du slam, du hip hop avec Leeroy. En digne héritier de Brassens, amoureux de Metallica, il a saupoudré aussi une de ses chansons de « gros son » metal à faire fuir les parents... Enfin, pas si sûr...
Pour enregistrer entre Paris et Besançon, il a réuni sa troupe, la même depuis ses débuts : Christophe Darlot, le maître d'oeuvre, réalisateur formidable qui a orchestré l'ensemble avec malice et doigté, accompagné d'Hubert Harel aux guitares (mais pas seulement : banjo, dobro, mandoline, ukulele, accordéon...), de Jean-Cyril Masson à la basse et de Cédric Desmazière à la batterie.
Clémentine Deroudille
Fan de métal, fidèle du festival Hellfest, Aldebert a décidé de devenir
Helldebert son jumeau maléfique. Une tournée s'en est suivi en 2024 et 2025 pour présenter
son nouvel album "Enfantillages 666" et muscler des classiques comme Hyperactif, Du (très) gros son, On m'a volé mon n1n1 ou Assis soient-ils. Des concerts qui ont dépassé le mur du son et de la bonne humeur.