Le 29/03/2007 - La Cigale / Paris.
Air n'est, a priori, pas un groupe forcément facilement transposable du studio à la scène. D'où la curiosité qui m'animait avant d'aller les voir. Au départ, j'ai eu franchement peur. Ils ont commencé par enchainer les titres de leur dernier album « Pocket Symphony » qui, pour moi, est un de leur plus mauvais hormis le titre « Mer du Japon » qui ressort un peu du lot. Donc au début, soyons honnête, on se fait chier. Pas tout à fait guitare, pas tout à fait trip hop, très axé clavier (mais bon ça on le savait), et manquant globalement de rythme, on se dit que ça va être long. Et puis petit à petit, on dévie vers les classiques du groupe pour finalement aboutir à un véritable best of. Et là ça devient franchement bon. De « Sexy boy », à « Kelly watch the stars », en passant par « Cherry blossom girl » ou encore un énorme « Don't be light », sans oublier l'indispensable « Playground love » on se régal et les morceaux prennent enfin de l'ampleur. La guitare électrique est beaucoup plus présente qu'en studio et la combinaison des trois ou quatre claviers est assez étonnante. Pour le rappel, Charlotte Gainsbourg est venu chanter (ou murmurer selon les interprétations personnelles) deux morceaux ce qui a eu l'air de ravir le public. Enfin, une mention spéciale à l'éclairage disposant de qualités « space » et esthétiques indéniables. Néanmoins il est à regretter qu'il ne mette en avant que les deux principaux protagonistes, et qu'il plonge dans une relative obscurité les autres musiciens de la scène, rendant l'interprétation de leurs gestes difficiles, ce qui est dommage pour une musique aussi technique où il est particulièrement intéressant de décortiquer les sons. Pour conclure, c'était bien mais pas transcendant tout en étant néanmoins fidèle à l'image du groupe et à leurs productions.