Le 38 est leur idéal, une fantaisie fumiste. Sans se regarder écrire, sans s'écouter chanter, ils traduisent leurs obsessions dans un EP Pegecyo#1. C'est un peu branlant, foutrement immature mais nécessaire pour capter l'urgence punk de la scène.
Ces premiers pas franchis bousculent leur nonchalance, esquissent en eux une ambition, celle de se concentrer sur l'essentiel.
Le son qu'ils ont mis sur bande ne les satisfait plus. L'ont¬-ils jamais maîtrisé ?
L'incohérence qu'ils revendiquaient les lasse, place à la sobriété : 38, Feuille d'AGLASKA quitte ses atours et devient aglaska .
A force de travail et de composition, aglaska se façonne. FH, Hugues et Louis trouvent leur identité sonore. Adeptes du paradoxe, ils s'inspirent autant du gigantisme mystique de 2001, l'Odyssée de l'espace que de la simplicité bigarrée d'Henri Matisse.
Anglophone, francophone, aglaska refuse de choisir et brouille les pistes. De ce travail né leur premier EP : vwayaj, la bande¬ son d'un été sur la planète Mars, élu parmi les 30 meilleurs albums en auto-production de 2015 par OUI FM.
Leur second EP Imaginaires de la catastrophe sera le récit onirique d'un périple à l'univers mythologique. Il capte parfaitement cet unique moment qui obsède aglaska : le calme avant la tempête.
FH, Hugues et Louis ont choisi aglaska comme vaisseau pour s'envoler toujours plus loin, au travers des univers qu'ils imaginent eux même. Sans se fixer de limite, ils explorent, cherchent, voyagent. Leur musique est le reflet de leur imaginaire.
