Entre anglais et français, entre rock gourd, chanson post-Manset et électro de l'aube, Abandcalledmyself a les charmes de ces expériences mi-instinctives mi-littéraires (entre les disques solo de Rodolphe Burger et la musique chez Diabologum), tout en ne renonçant pas, ça et là, à un envol un peu pop, à un petit bout de refrain écervelé, à une amorce de tournerie joyeuse. Un disque superbement libre et égotiste, foisonnant d'instants curieux.