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08/08/2017

LIVE REPORT / Première édition du Lunallena Festival, on y était !

« Roots, rock, reggae » pour la première édition du Lunallena à Bandol.

Pour la première fois, le groupe Nice-Matin/Var-Matin, sous la direction de Jean-François Roubaud, investit la pelouse du Stade Deferrari à Bandol pour un festival sous le signe de l'éclectisme. Retour sur les deux chaudes soirées du Lunallena.

Pour sa première édition, le Lunallena scinde sa programmation en deux genres distincts : une première soirée reggae et la seconde pop-rock-électro. Un choix audacieux qui vise deux publics très différents si pas opposés.

C'est sous un soleil brûlant que s'ouvre donc cette première soirée au son des guitares de Bongo White, reggae-man local. Le public devant la scène est timide. À l'ombre le long des barrières, on est à la recherche de quelques degrés de moins. On revient à l'ancienne école du reggae avec Meta & The Cornerstones qui lui succèdent. « Somewhere in Africa », « Cornerstone », connaisseurs et curieux s'amassent doucement autour de la grande scène.
Meta Dia est suivi de Horace Andy. Accompagné de ses cuivres, le Jamaïcain aux multiples collaborations (notamment Massive Attack) se lance sur « Problems ». Une douce lumière orangée vient colorer son live. On attend Alpha Blondy avec impatience.

Puis c'est finalement Kalash, chanteur et rappeur martiniquais qui arrive comme un ouragan sur le calme qui planait sur Bandol. Avec son très bon band, il ne fait cependant pas l'unanimité dans le public d'amateurs de reggae plus que de rap. Le bar est très (très) encombré. De la queue, on sourirait presque sur sa reprise de « When the Saints Go Marching In », inattendue.

C'est enfin au très attendu Alpha Blondy de monter sur la scène bandolaise. Son public fidèle a pour habitude d'entendre le chanteur prêcher de la paix dans le monde. Le reggae-man ivoirien ponctue toujours ses concerts de discours fortement engagés et spirituels, ce soir ne dénote pas. Il n'hésite d'ailleurs pas à faire références aux différents actes terroristes qui ont frappé la France récemment, ainsi qu'aux guerres qui sévissent au Moyen-Orient. Ouvrant avec le mythique « Jérusalem », il enchaîne avec ses titres toujours plus revendicateurs comme le très fort « Crime Spirituel ». « Personne n'a le droit de tuer son prochain au nom de Dieu (...). Allah n'est pas un Dieu terroriste. Mohamet n'est pas un prophète terroriste. »
D'humeur plus légère, on se retrouve à chanter sur « Cocody Rock », « Sweet Fanta Diallo » ou « Brigadier Sabari », ses titres phares. Habillé en bleu, blanc, rouge, il nous offre sa rare reprise des Pink Floyd, « I Wish You Were Here ». Sous les lumières aux couleurs de la Jamaïque, le chanteur est accompagné de musiciens et chœurs exceptionnels. On retiendra notamment un excellent solo de son guitariste.

Les quelques 1 800 festivaliers de ce premier soir sont conquis. Tandis que pour certains la soirée se termine, d'autres profitent de la collaboration de l'Écossaise Soom T et du DJ Kunta. Accents dub en perspective. Les nombreux instruments de la scène ont laissé place à l'ordinateur du DJ, rapidement rejoint par la jeune chanteuse très énergique. Belle fin de soirée.
« If I ever feel better / Remind me to spend some good time with you / You can give me your number / When it's all over I'll let you know ». Les paroles de « If I Ever Feel Better » résonnent dans la foule impatiente devant les portes du Stade. Le mistral souffle au bout du port de Bandol et l'organisation panique. Les festivaliers aussi. C'est après plus d'une heure de réflexion que l'on renonce finalement à l'annulation de la soirée. Le public est soulagé.

C'est le groupe The Kitchies qui ouvre cette soirée plus pop-rock. Les excellents niçois que l'on avait notamment remarqués aux Voix du Gaou en 2014 valaient l'attente. Énergiques et proches de leur public, ils sont pour beaucoup LA découverte de la soirée.

L'accès aux caisses de jetons et au bar est rapidement saturé. Comptez une heure pour avoir une bière pendant le concert de Cocoon. On entend les douces voix de Mark Daumail et Morgane Imbeaud ouvrir leur live avec leur dernière pépite « Retreat ». Du bar, on rate également « On My Way » et « Chupee ». Leurs petits jetons bleus à la main, les festivaliers prennent leur mal en patience. On étouffe rapidement dans la file du bar mais les notes de velours de « City of Stars », issues de La La Land réjouissent les quelques râleurs.

Venus beaucoup plus nombreux ce soir, les festivaliers se laissent désormais bercés par les morceaux pop des irlandais de Two Door Cinema Club. « What You Know », « Bad Decisions », « Lavender », « Undercover Martyn » « Something Good Can Work »… Les classiques du groupe sont tous repris par les festivaliers, déjà convaincus ou agréablement surpris de l’énergie communicative qui se dégage de la scène. Mention spéciale à la scénographie, simple, en panneaux LED mais qui fait toutefois son petit effet.

Phoenix. C’est le grand retour sur scène du groupe le plus américain des groupes français après quatre (longues) années d’absence. Chez les fans de la première heure, « United », « Wolfgang Amadeus Phoenix » et « Bankrupt ! » ont tourné pendant des heures sans jamais s’arrêter. Leur retour italo-disco avec « Ti Amo » était très attendu et c’est pour notre plus grand plaisir qu’ils font une généreuse tournée des festivals cet été. C’est sur « Ti Amo » que le groupe fait son entrée sur scène. Alternant entre leurs dernières pépites (« J-Boy », « Fior Di Latte », « Role Model »…) et les classiques (« If I Ever Feel Better », « Girlfriend », « Love Like A Sunset », «1901 »…), les Versaillais électrisent le public du Lunallena. Sur l’esplanade, familles, groupes d’amis, jeunes et moins jeunes dansent ensemble sur « Lizstomania » et « Lasso ». Thomas Mars, toujours aussi proche de son public s’excuse de leur scénographie perturbée à cause du vent. Le concert n’en demeure pas moins irréprochable. L’ambiance intimiste fait que l’expérience en deviendrait presque cathartique. On lui remet la Palme du concert qu’il ne fallait pas rater sur la Côte cet été.

 

Pour finir en beauté, c’est avec Vitalic, un de nos « papas » de la musique électronique française que nous avons rendez-vous. Également en pleine tournée des festivals cet été pour nous présenter son ODC Live, Vitalic et sa scéno cosmique ont également fait escale à Bandol. Son dernier album « Voyager » est lui aussi plus italo-disco que les autres. Comme la veille, pour certains festivaliers, la soirée touche à sa fin alors que les infatigables dansent toujours sur « You Prefer Cocaine », « Stamina » ou encore « Lightspeed ».

Dans l’ensemble, on salue la réussite de cette première édition, sa programmation impressionnante et l’intimité du lieu. Toutefois, l’organisation du bar, desservie par des tireuses peu efficaces, le manque de caisses aux jetons et le retour du son contre les gradins en béton du stade peuvent encore être améliorés. On met ça sur le compte de la première édition et on attend déjà la prochaine avec impatience !

Report live pa Pauline Jabes.

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