Repéré par un Ep « Lions", Patrice, jeune homme d'une vingtaine d'années, surprend par sa maturité et son goût du risque musical. Ce jeune chanteur compositeur, oscillant entre l'Allemagne (grâce à sa mère) et l'Afrique (son père, l'écrivain engagé Gaston Bart Williams est originaire de Sierra Léone), ose pratiquer une musique balançant entre tradition et modernité, entre roots et modernité. Une musique qui combine et mélange nonchalance reggae, cuivres pétillant dans l'esprit soul music, guitare folk acoustique et rythmes hip hop.
La garçon est accompagné de musiciens de talent, il a travaillé avec un sorcier de studio, Martin Wilkes, et un spécialiste du dub (Matthias Arfmann) ; et la cerise sur le gâteau, Judy Gordon l'accompagne aux chœurs. Ce qui frappe chez ce musicien, c'est son chant avec ses paroles chantées en patois d'une voix grave et assez personnelle. Cette voix a quelques intonations à la Ben Harper.
Il fait partie de ces musiciens, à l'instar de Junior Delgado ou de Bim Sherman, qui font du reggae, qui ne sonne pas comme du reggae (au sens classique) mais plutôt comme de la musique du XXIéme siècle pratiquant l'audace et le velours. Une musique risquée mais en même temps très douce. Il faut dire que Patrice, cet afro-allemand, a grandi en jouant avec des groupes de hip hop (Absolute Begginers, Dynamite Deluxe), a été influencé par l'écrivain Dereck Walcott et participe très jeune à des sound systems. En prime se croisent dans sa discothèque des noms comme Sizzla, Anthony B, Cappleton, Max Romeo, Billie Holiday...
Quant à sa réputation de scène... il s'est fait remarquer par sa présence et l'émotion qu'il sait dégager. Affaire à suivre.
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