C'est d'abord la première artiste féminine à émerger du label-phénomène "MyMajorCompany", Grégoire en ayant été le premier chanteur. Mise en ligne à 18 ans, elle trouve rapidement ses 486 producteurs et les 70000 euros nécessaires à la production de son album. Ensuite, son art de faire naitre l'émotion chez l'auditeur à l'aide d'un mot ou d'une inflexion de voix douce comme la soie n'appartient qu'à elle.
Des efforts, cette fille bouillonnante de vie en fait depuis qu'elle née ou presque. L'effort, d'abord, de masquer l'envie dévorante qui lui est tombée dessus quasi au berceau, de consacrer son existence à la musique. Pas une envie de midinette attirée par le bling-bling de la célébrité, non, une passion sérieuse, qui étonne à cet âge, et qui aboutit, vers sept ans, à écrire déjà des chansons.
"C'était un rêve profond que je ne voulais partager avec personne, pas même avec mes parents. Vers sept ans, j'ai aussi commencé le piano, et j'ai fini par dire à mes deux soeurs ainées, Victoria et Sarah, mon grand secret. Sarah me disait ne t'inquiète pas, ce n'est pas grave, on ne le révèlera à personne. Visiblement, elle me prenait pour une folle"
Elle fera ensuite l'effort de creuser, jour après jour, le sillon qui est en elle.
Cours de chant, piano, apprentissage solitaire de la guitare, pour faire comme celles qu'elle aime, Teri Moïse ou Tracy Chapman. A seize ans, Joyce poste trois chansons sur Myspace, et envoie un message à Michel Goldman, confondateur de MyMajorCompany, pour l'inciter à les écouter. il accepte de l'auditionner par acquit de conscience mais à l'issu du rendez-vous, il est bluffé.
Comme est bluffé Louis bertignac, lorsqu'il entendra la voix et les compositions dre Joyce Jonathan pour la première fois. Impresionné par son naturel, son aisance et son talent. Ils travaillent ensemble dans son studio personnel. Il l'aide à affiner ses chansons, les habille d'arrangements légers et subtils : guitares folk, caressantes, percus-balais, piano fluide. Conquis à son tour par les dons de la demoiselle, Tété accepte, tout naturellement, de venir enregistrer le duo "Sur mes gardes". Bientôt, une douzaine de titres sont en boîte. De "l'heure avait sonné", au rythme haletant et enivrant, à "Pas besoin de toi", ballade tendre et implorante, qui dit tout le contraire de son titre en passant par le sensuel " Je ne sais pas", tout un univers signé Joyce Jonathan.
Une artiste est née, il était temps. "Ces chansons, ça fait parfois sept ans que je les trimbale avec moi. J'ai hâte de les présenter au public" Dont acte."
(Source - www.leperiscope.com - Février 2010)