Chansons réalistes, tragiques, mélodramatiques, chansons poétiques, chansons gaies et rythmées, chansons coquines... Tous les genres cohabitent pour faire chanter le pays. A l'approche de la guerre, des chansons dites « revenchardes » et d'autres dites « pacifistes », expriment une opinion publique coupée en deux.
Les soldats sont partis à la guerre avec des chansons plein la tête. Sur le front, dans les tranchées, ils chantent pour atténuer leurs souffrances physiques et morales.
Ceux qu'on appelle « les poilus » écrivent à leur tour des centaines de textes sur des airs de chansons connues, qui parlent de leur condition de soldat des tranchées, des combats, de leur souffrances, de leurs espoirs, et parfois aussi de leur refus de continuer le combat comme la célèbre « Chanson de Craonne ».
Et puis des chansons emblématiques, symbole d'espoir et d'énergie, comme « La Madelon », dite « La Marseillaise des tranchées » qui leur rappelle les joies du foyer abandonné et les joies de l'amour.
par Marie-Hélène Féry
Accompagnée au piano par Roger Pouly et à l'accordéon par Aurélien Noël