Les décors sont bien organisés et efficaces, occupant l’espace de façon cohérente.
Les musiciens proposent une rythmique et des sons de qualité et forment un ensemble homogène.
Avec les costumes, plutôt variés et bien réussis, c’est hélas à peu près tout ce que nous avons pu apprécier lors de ce spectacle donné à Bordeaux.
Les lumières, très colorées, contribuent à insuffler à l’ensemble de l’énergie et un rythme très vivant. Cependant, les projecteurs sont souvent mal utilisés et le spectateur a du mal à se focaliser sur l’artiste qui chante. Il règne alors sur la scène un instant de confusion un peu désagréable. Cette confusion est hélas accentuée par la chorégraphie qui est très désordonnée, sans grande cohérence. Les danseurs ont l’air d’avoir été « électrisés » et semblent agir à leur guise, comme s’ils n’avaient pas été dirigés. Il n’a pas été possible de repérer un pas de danse qui soit agréable à regarder, ni un ensemble harmonieux. Cet aspect devint vite agaçant.
Les dialogues, très pauvres, n’accrochent pas vraiment l’attention, d’autant plus qu’ils sont servis par des acteurs qui manquent de conviction et de justesse dans le ton et la gestuelle.
On aurait pu espérer que le chant viendrait rattraper tout cela et rendre hommage au compositeur et aux divers interprètes originaux. Il n’en est rien. Il n’y a vraiment qu’un seul interprète qui mérite sa place : le personnage de Tennessee. Pour les autres, les voix ne sont pas assurées, manquent d’envergure, de timbre et de justesse. Cela est vraiment décevant.
C’est un spectacle qui nous a fort désenchantés.