L'année 94 aura été le théâtre d'évènements marquants dans le monde du rock : la mort du grunge et la renaissance du punk. Parmi les groupes qui ont relancé le slogan « Punk is not dead », Green Day est certainement l'un des plus emblématiques.
Révélé au monde entier avec leur troisième album « Dookie », vendu à des millions d'exemplaires, Green Day a l'art de créer des tubes. Leur formule est simple : un trio guitare/basse/batterie avec accords simples, rapides et efficaces ; le résultat est bruyant, amusant et facile à retenir.
Avec six albums à leur actif, ces Californiens énervés sont restés fidèles à eux-mêmes.
Sur scène, ces affreux garnements sèment la zizanie. Sorte de Beavis et Butt-Head du punk (les petites teignes sans foi ni loi du dessin animé), ces voyous déjantés offrent un spectacle délirant. Les morceaux sont interprétés avec passion, énergie et une aisance étonnante. Gesticulant et bondissant tels de véritables piles électriques, ils clament leur mécontentement avec un enthousiasme juvénile à une marée de « stagedivers », se livrant, en prime, entre eux à leur exercice favori : le lancer-rattraper de crachats
Fréquemment, leurs sets s'achèvent par des jets de kit de batterie et fracas de guitares sous les yeux ébahis ou amusés, de l'auditoire.