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Ainsi, de déracinements en ré-empotements, il décline colonisation, esclavage, civilisation et indépendance dans une langue qui assume sa dualité, entre le bien parlé francophone et un humour typiquement congolais. À l'inverse de l'Africain s'attirant les sympathies à tout prix, ce personnage parfois grandiloquent, souvent de mauvaise foi mais toujours pertinent, nous renvoie aux confins des questions d'identité qui taraudent notre monde, plein d'une blessure sans réparation et d'une vitalité décoiffante.
[Dieudonné Kabongo] refait l'histoire de son Afrique mais avec un humour caustique parfois d'un noir tranchant, de la dynamite à côté des poncifs et langues de bois qui irriguent les discours à Kinshasa. Regard insolent qui n'hésite pas à ironiser sur l'esclavage ou la polygamie, la pièce pointe toute l'absurdité qu'elle soit européenne ou africaine dans un spectacle qui déride avant de vous serrer la gorge.
Le Soir, 1er juillet 2010 .
Dans le cadre du 50e anniversaire de l'Indépendance de la République Démocratique du Congo.
Interprètes
Assistanat à la mise en scène Anne Festraets / Auteurs Dieudonné Kabongo, Lorent Wanson, Chris Borry / Comédien Dieudonné Kabongo / Lumières Xavier Lauwers / Mise en scène Lorent Wanson / Scénographie Bertrand Baudry / Vidéo Bertrand Baudry