ALBUM
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Lors d'une session d'écoute aux Studios Ferber à Paris, Rone nous a présenté en avant-première Megaptera, un projet à part attendu le 12 juin 2026, où l'artiste place la musique au cœur du vivant. On y était, on vous raconte...
Plus qu'une simple bande originale, l'album accompagne « La baleine et le musicien », documentaire de Valentin Paoli (sortie nationale le 17 juin 2026) porté par Rone, qui en est le personnage principal aux côtés des cétacés. En mer, dans l'Atlantique au large des côtes bretonnes et l'océan Indien à l'île de la Réunion, le producteur est parti enregistrer des chants de baleines, accompagné de scientifiques. Ces vocalisations deviennent la base du disque : une matière brute qu'il transforme en compositions sensibles, tout en retenue. Ici, pas de beats agressifs, Rone privilégie les textures, les fréquences, le souffle. Cette respiration irrigue tout l'album, jusque dans 'Breathing', morceau avec Yaël Naïm. Une manière d'évoquer ces animaux capables de déployer un langage sonore complexe et non plus de simples vocalisations, que l'artiste rapproche d'une forme de musicalité encore trop peu reconnue. Une manière de rappeler que le non-humain n'est pas insensible, et que la musique pourrait bien être un langage plus universel qu'on ne le pense
Avec la Maîtrise de Radio France, Megaptera prend aussi une ampleur chorale, presque organique. Une façon de faire dialoguer les voix humaines avec celles du monde animal, et de brouiller les frontières. Rone parle d'un projet à la croisée de l'art et de la science, qu'il voit comme le début d'un travail au long cours sur la musicalité du non-humain.
Entre film, musique et performance, avec la participation de danseurs du Ballet national de Marseille, Megaptera ouvre une autre façon d'écouter. Et pose une question simple : et si la musique dépassait largement le cadre humain ?


