Le regard éclairé par un fin bandeau lumineux, la belle
Cécile Cassel est au milieu de la scène de
l'Olympia. Le public, essentiellement féminin, attend avec impatience cette chanteuse mais aussi actrice.
Cécile Cassel est Hollysiz depuis 2008, avant, elle a joué plusieurs rôles au cinéma. C'est d'ailleurs une véritable mise en scène à laquelle nous avons affaire pendant ses concerts.
Un concert à deux visages
Du show, de la danse, du rythme. Le concert de
Hollysiz est quelque chose de troublant. Avec un unique album et seulement six ans de collaboration, on a affaire à un groupe avec une prestance et une assurance des plus étonnantes. Les cinq s'entendent parfaitement. Les effets lumineux, menés de mains de maître, les mettent en valeur de la meilleure des manières. Tout au long du concert, la chanteuse
Hollysiz, vêtue d'un short rouge, visiblement rétréci au lavage, et d'un haut blanc, jouera de ses formes pour provoquer des effets d'ombres chinoises sur le grand panneau blanc situé derrière la scène. Sur "
Miss Selfish", on assiste à un véritable LapDance avec le pied du micro, avant d'enchainer sur une reprise du titre de
Bruce Springsteen, "
I'm on fire".
Tout comme
Hollysiz, le concert prendra deux visages. Un dansant, rock et rythmé. Un autre visage un peu plus doux. Le concert, lui, sera rythmé en dent de scie. Chaque chanson est bonne, mais l'ordre de celles-ci l'est moins. "
Come back to me" sera interprété troisième, puis répété en second rappel. Mais l'énergie et la sensualité de
Hollysiz nous feront vite oublier ce petit choix hasardeux de setlist.
Come back to dance with me
Alors que le concert n'allait pas se jouer pour cause d'un incendie à côté de l
'Olympia dans la journée,
Hollysiz a quand même réussi à mettre le feu dans une salle comble. L'ultime chanson ("
Come back to me") se fera, entouré de son public, dans la fosse, avant de terminer sur un passage de claquette, en hommage à son père décédé en 2007. Un moment touchant pour terminer ce spectacle riche en couleur.
Maxime Fremy