Il a créé un univers particulier où des jouets mutilés s'animent pour devenir des musiciens, fantômes de l'enfance, miroir pour nos angoisses. Dans un décor de chambre d'enfant, un Pierrot éméché joue de l'accordéon, un Arlequin en camisole gratouille d'un air inquiétant, deux poupées de porcelaine font pleurer leurs violons, et un Monsieur Loyal nous emporte dans une farandole endiablée.
Entre fable enfantine et poésie macabre, Syrano mêle habilement machines et formation acoustique, phrasé rap et chant populaire. Il nous emmène dans un voyage introspectif, soutenu par une écriture profonde et fine, qui rappelle l'imaginaire de Tim Burton et qui métisse à merveille des influences comme Jacques Brel, Fellini ou Akhenaton.
Entré dans la musique par le hip-hop, Syrano fait d'abord parti du groupe Excalibur, qui se dissout après avoir obtenu un succès honorable au niveau régional. Syrano poursuit sa route et sa démarche finit par le mener sur les plateaux du « Printemps de Bourges » en 2004. Il remporte dès lors six tremplins et est Découverte de « Alors Chante » de Montauban en 2006 et chante sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle devant 10 000 personnes.
Par sa percée dans le monde de la chanson, le jeune Syrano apporte une touche de malice et d'onirisme.