L'avant-dernier opéra d'Antonín Dvorák tire son sujet du monde féerique sous-marin des petites sirènes, ondines et mélusines : la nymphe de l'eau Rusalka s'éprend éperdument d'un prince et sacrifie sa voix afin de prendre forme humaine et de pouvoir rester auprès de lui ; mais l'abîme entre eux se révélera finalement trop grand...
Le livret de Jaroslav Kvapil a inspiré à Dvorák un chef-d'oeuvre, un opéra marqué par une atmosphère envoûtante, un lyrisme émouvant et des revirements dramatiques.
Ádám Fischer et Stefan Herheim ont magistralement dirigé et porté à la scène ce "petit conte lyrique" à la Monnaie en 2008.
Dans cette interprétation, les éléments du conte prennent parfois des dimensions réalistes angoissantes, si bien que cette production pleine de poésie peut également être lue comme une étude psychanalytique des fantasmes des hommes et des archétypes féminins.