C'est la très courte chanson "Jeannie Longo", interprétée vocalement à la manière d'une chorale moderne, qui met le pied à l'étrier à Philippe Katerine. Ses petites ritournelles faites de brique et de broc à la maison, enregistrées le plus souvent en quatre pistes, trouvent matière à la réalisation de plusieurs albums sortis sur le label Rosebud, en licence chez Barclay.
On est en présence d'un artiste amateur de comédies musicales, celle de Jacques Demy mises en musique par Michel Legrand notamment. C'est un peu la coloration d'ensemble qui personnalisera ses différentes recherches sonores. Elles donneront lieu, en 96, à un album paru sous le nom des « Soeurs Winchester », deux jeunes filles d'origine japonaise chantant en anglais, que Katerine réussit à détourner de leur répertoire personnel pour les entraîner dans un délire au scénario alambiqué sur fond de crime et de sexe. Cette expérience vécue à travers d'autres voix que la sienne doit l'inciter à parfaire cette recherche puisqu'avec ses productions suivantes, deux albums parus simultanément, l'un tout en solo, l'autre accopmpagné par les Recyclers, il part à fond dans une direction complètement débridée : à poil sur la pochette, et "Je suis une merde" dans le texte. En parallèle, il écrit quasiment toute les chansons du nouvel album d'Anna Karina, une de ses idoles, et travaille sur celui d'Héléna Noguerra, la soeur de Lio.
Son dernier album "Robots après Tout" est sorti en 2005.
Liens Partenaires :