Jean-Louis Murat a beau adorer la langue française qu'il utilise à merveille, il n'a d'oreilles que pour la musique américaine. Sa discothèque est bourrée de ces productions connues et moins connues par ici. C'est pourquoi ce fier représentant auvergnat (son vrai nom est Bergeaud, Murat étant le nom d'un village se trouvant à quelques encablures de Clermont-Ferrand) n'a pas hésité à partir quatre mois à l'aventure aux USA d'où il a ramené l'un des ses meilleurs albums à ce jour : "Mustango". Depuis "Cheyen automn" au début des années 90, on connaissait un Murat sentimental, jouant avec subtilité des arrangements et environnements naturels avec son fidèle complice Denis Clavaizolle.
Ses disques sont construits sur divers postulats : tout acoustique, tout synthétique ("Dolorès"), mais l'équilibre juste entre paroles et musique ne fait jamais défaut.
Il n'y a que quelques années que l'artiste se produit sur scène. Si, aujourd'hui, il adore ce type de prestation qu'il n'appréciait pas spécialement au départ, il est capable d'en modifier les règles à vue. Il va soit se produire seul avec guitares, piano et harmonica, soit s'adjoindre les services d'un vrai groupe de rock, soit préférer l'encadrement d'un trio d'hommes-machines et d'une choriste. Cette dernière option fut celle présentée au Francofolies de La Rochelle en juillet 2000. Ce fut tout simplement magnifique, même si Jean-Louis Murat préfère cacher son regard bleu sous des mèches de cheveux rebelles. Et quelle voix !
Liens Partenaires :