Une histoire presque banale : septembre 93, quatre copains de lycée décident de faire de la musique et forme un groupe pour le plaisir. Dix ans plus tard, Dionysos est devenu un des groupes incontournables de la scène française.
Une prestance scénique indéniable et cette musique : Mathias (chant/guitare), Michael (guitare), Babeth (violon/clavier), Guillaume (basse) et Eric (batterie) sont de vrais Mc Giver du son ! Le résultat est probant et ressemble à une sorte de bric-à-brac sonore rafraîchissant, entre pop songs lo-fi et mélodies folk énergiques.
En 97, le groupe enregistre son premier album (financé, pour l'anecdote, en cueillant les abricots). « Happening songs » reçoit alors un très bon accueil de la presse spécialisée, mais surtout du public, laissant présager le meilleur. La rencontre avec leur manager (Olivier Vallon alias Rider) est déterminante. La suite est logique : « Happening songs » sort en Suisse sur le label Noise Product, le single « Wet » passe en boucle sur les radios rock. Suit le mini album « The Sun Is Blue Like The Eggs In Winter » sur Noise Product (02/98) qui sera distribué en France, Suisse, Allemagne et Belgique. En octobre de la même année, le groupe figure logiquement dans la sélection du FAIR, et est convié aux Transmusicales de Rennes. Il débute alors une grosse tournée française et européenne et participe à la création du split album « Soon, on your radio » (Pandémonium) avec Mary's Child et The Despondent. Ils signent enfin un contrat en maison de disque chez Tréma, où sort leur nouvel album « Haïku », enregistré avec Norm Kerner (producteur de Faith No More, Spain, Grant Lee Buffalo...). Tournées et reconnaissance nationale. Le quintet est explosif sur scène et se dépense sans compter. On ne compte plus les adeptes au genre ! 2002, le combo sort sa quatrième galette, enregistrée aux States avec mister Steve Albini (celui des Pixies et de Nirvana) : une bombe musicale qui n'invente rien mais trouve le son idéal pour coller à l'écriture loufoque de Mathieu. Les revoilà partis à l'assaut des scènes où son chanteur se donne toujours avec autant de passion, même si dorénavant il regarde à deux fois avant de slammer !