Bernard Ouillon (son vrai patronyme) vient des cités HLM de Saint-Etienne et c'est de cet environnement difficile qu'il tirera son énergie proverbiale. Il débute dans la vie comme tourneur-fraiseur et commence en parallèle à écrire ses premières chansons. Il effectue alors un premier voyage au Brésil qui sera déterminant dans la suite de sa carrière.
En 1968 il enregistre un premier album très influencé par son maître Léo Ferré. Après avoir rôdé son tour de chant accompagné de sa guitare dans les cabarets de la capitale, il sort "Les poètes" en 72 un album aux textes engagés déclamés sur des rythmes de Bossa. Mais c'est avec son troisième album "Le Stéfanois" en 75 qu'il commence à être connu et à se produire sur des scènes plus importantes.
En 1976 le disque "Barbares" signe un virage résolument rock pour les musiques pendant que les textes se radicalisent dans la contestation.
En 77, c'est le temps du "15ème Round" , son album fétiche dans lequel se reconnaît toute une génération.
Début 79, sa première grande tournée est un triomphe.
Le reste de l'année sera consacré au voyage avec la Jamaïque, New York et Rio de Janeiro. A son retour il sort "O Gringo" qui devient un énorme succès grâce aux tubes "La Salsa" ou "Stand the ghetto" qui deviendront des standards de la chanson.
En 1983, après une longue tournée acoustique accompagnée de musiciens brésiliens, il sort "Tout est permis Rien n'est possible" ainsi que la musique du film "Rue Barbare", puis s'installe à l'Olympia pendant 1 mois. C'est " Voleur de Feu " (86) qui le voit se lancer dans l'aventure de la production. Il crée à cet effet, la " Big Brother Company ".
Verront, ainsi le jour trois autres album studio : " If " en 1988 (avec le titre "On the road again") " Solo " en 1991 et " Champs du possible " en 1995 comprenant un duo avec la star du reggae Jimmy Cliff, et une nouvelle version de "Stand the Ghetto".
Voyages en Afrique, en Asie, en Amérique, ruptures, déprimes et création ponctuent les années suivantes.
Jouant sur la variété des rythmes (bossa, reggae, rock, salsa, ballade) " Clair obscur " sort en 1997 enregistré à Kingston ou l'on retrouve le percussionniste latino Ray Barretto. Une longue tournée occupe l'année 98.
Lavilliers revient en juin 2001 avec « Arrêt sur Image ».
Après avoir repris les textes des plus grands poètes français sur son album "La Marge", il sortira "Arrêt sur Image en 2002", puis Carnets de bord en 2004". En 2005, c'est avec un album Live acoustique, "Escale au Grand Rex", que le voyageur retrouve son public.